danse italienne traditionnelle (la tarantelle)

La tarantella
DANSES TRADITIONNELLES DE CAMPANIE

Un des symboles les plus célèbres de l'Italie à l'étranger est la tarentelle napolitaine. De même que Naples est l'emblème de l'italianité, la tarentelle est immédiatement associée, dans l'imaginaire mondial, à Naples. En réalité, l'histoire de cette danse a des origines un peu différentes. La tarentelle est en effet une danse dont le nom apparaît seulement au dix-huitième siècle comme danse thérapeutique en usage dans les pouilles. Ce sont toutefois des documents littéraires et iconographiques liés à la ville de Naples, qui ont permis la connaissance et la diffusion de la tarentelle vers la fin du dix-huitième, début du dix-neuvième siècle.

Ce que l'on peut affirmer aujourd'hui c'est que les musiques et les danses ethniques qui ont été conservées en Campanie sont parmi les plus riches et les plus intéressantes du panorama folklorique italien.

Une culture profondément ancrée dans la corporéité et la gestualité et l'attachement dévotionnel à un certain nombre de fêtes religieuses a permis de consolider ce lien extrêmement fort de la Campanie avec la danse ethnique. Ainsi, de Pâques jusqu'au mois de septembre sont prévus, au-delà de la liturgie officielle, de différents rituels de la religiosité populaire (pèlerinages, banquets, quêtes, dons, offres, v½ux dévotionnels, ex-voto, habillements de dévots...) et de divertissements ritualisés (chants, musiques, danses, jeux, travestissements...).

O ballë'n coppë o tammurrë

De la basse vallée du Volturno jusqu'à la côte amalfitaine et aux campagne autour de Nocera (y compris des zones au nord de Naples, autour de Caserta, de Nola, de Sarno et toute la zone circumvésuvienne), a survécu, grâce à quelques centaines de connaisseurs et de “pratiquants”, une famille assez vaste de danses du tambour, appelées plus communément “danse” par les exécutants mêmes...Ou bien encore tammurriata, comme elle a été souvent nommée ces dernières années dans les médias. Ce terme ne désignait pourtant, jusqu'à quelques décennies auparavant, que le répertoire instrumental ou de chants.

Il s'agit d'une danse par couple (mixte ou non) exécutée sur le fondamental rythme binaire marqué par le son du tambour (o tammurrë ou a tammorra, un grand tambour dont le cadre est peint et décoré de grelots, avec ajouts possibles de rubans polychromes ou de clochettes) et des castagnettes que les danseurs tiennent toujours dans les deux mains en marquant d'un rythme similaire la cadence de base.

Putipù (ou caccavella, c'est-à-dire tambour à friction), triccheballacchë (marteaux rythmiques en bois montés sur un châssis décoré de grelots), scetavaiassë (bâton dentelé avec des grelots que l'on frotte avec un petit bâton), treccia (entrelacs) de klaxons de bicyclettes, flûte douce ou double flûte à bec, et la tromba (trompette) des tziganes (une guimbarde) accompagnent selon les cas l'instrument soliste, à savoir la voix humaine, masculine ou féminine, modulée selon des techniques et des styles particuliers afin d'exécuter un immense répertoire de textes en tous genres. Des interventions chorales de tous les participants, des intercalations stéréotypées, incitations et cris servent de support essentiel à l'exécution.

Il y a trois différents styles de danse du tambour :

- le premier, du nord nord-est de Naples (domiziano-casertano) qui privilégie dans l'exécution musicale un seul tambour aux rythmes simples, la voix, une flûte ou la trompette des tziganes ; les pas et les figures de la danse sont coordonnés par l'exécution musicale et comporte une grande variété de vutate (manière de tourner enlacés ou rapprochés) entre hommes ;

- le style du sud de Naples (en allant vers Salerno), exécuté avec une compagnie de musiciens et un grand nombre d'instruments précités, parfois même avec l'accordéon (mais aussi bien dans sa plus simple forme qui ne fait que recours qu'au seul tambour, joué avec virtuosité, accompagné seulement de la voix et des castagnettes) ; il prévoit des formes chorégraphique inimitables : la vutata (pirouette) qui coïncide avec la botta (intensification rythmique) du tambour, le tour sur soi-même exécuté à l'envers, la partie frontale (les danseurs se trouvant sur deux files, vis-à-vis), la passata (traversée du cercle)... ;

- le style de Nocera, enfin, prévoit une plus grande participation de pantomimes avec le rapprochement fréquent des corps, oscillation du bassin et du derrière, fléchissement sur les jambes et d'intenses et multiples mouvements de bras.


Cest un grand hommage a mon père qui danser la tarantelle et merci de m'avoir fait connaître ça papa! . c'est des souvenirs que se oublie jamais. tout tout il danser drôlement bien . sandy

# Posté le vendredi 23 mai 2008 11:36